A lone ginkgo lets go of its gold: each leaf that falls sings its own note.
Un ginkgo seul laisse tomber son or : chaque feuille qui tombe chante sa note.
The ginkgo is the only living species of a line more than two hundred million years old. In autumn its fan-shaped leaves turn a clear gold, as the chlorophyll breaks down and unmasks the carotenoids beneath; then, often after the first hard frost, the tree lets nearly all of them go within a day or so. Here every leaf is a small falling plate whose flight is computed from the equations of Andersen, Pesavento and Wang (2005): it flutters from side to side, or tumbles. Every leaf is a note. Its height in the tree sets the pitch, each swing strikes it again, and it falls silent when the leaf touches the ground. The strings are the leaves still on the tree: they thin with the crown, until the last leaf falls alone over the low hum of the fallen ones.
Every falling leaf is computed from the physics of falling plates, and every leaf is a note: struck when it lets go, struck again at each swing, silenced when it lands. The strings are the leaves still on the tree; they thin with the crown until the last leaf falls alone.
Chaque feuille qui tombe suit la physique des plaques en chute, et chaque feuille est une note : frappée quand elle se détache, frappée de nouveau à chaque balancement, éteinte quand elle touche le sol. Les cordes sont les feuilles restées sur l’arbre ; elles s’amenuisent avec la couronne, jusqu’à la dernière feuille, qui tombe seule.
Le ginkgo est la seule espèce vivante d’une lignée vieille de plus de deux cents millions d’années. À l’automne, ses feuilles en éventail prennent un or limpide, quand la chlorophylle se défait et révèle les caroténoïdes ; puis, souvent après la première forte gelée, l’arbre les laisse presque toutes partir en un jour ou deux. Ici, chaque feuille est une petite plaque qui tombe, sa trajectoire calculée d’après les équations d’Andersen, Pesavento et Wang (2005) : elle oscille d’un côté à l’autre, ou tournoie. Chaque feuille est une note. Sa hauteur dans l’arbre donne la hauteur du son, chaque balancement la fait sonner de nouveau, et elle se tait quand la feuille touche le sol. Les cordes sont les feuilles restées sur l’arbre : elles s’amenuisent avec la couronne, jusqu’à la dernière feuille, qui tombe seule sur le bourdon grave des feuilles tombées.
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